A propos de la Mongolie

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Du 15 aout - 27 aout     (13 nuits/14jours) Du désert aux steppes, à la rencontre des nomades  2 Inscrivez-vous
Du 4 sep - 24 sep       (20 nuits/21 jours) La grande traversée de la Mongolie  2 Inscrivez-vous

 

 


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La Mongolie est un pays continental, enclavé entre deux grandes puissances : la Russie au Nord et la République Populaire de Chine au sud. Oulan-Bator est à la fois la plus grande ville de la Mongolie et aussi sa capitale.

La Mongolie fut le centre de l'Empire mongol qui s'étendait de l'Asie à l'Europe au 13ème siècle. Du 17ème au 20ème siècle, la Mongolie est soumise au pouvoir de la Dynastie mandchoue des Qing.

Ce n'est qu'en 1911 que les nationalistes mongols donnent l'indépendance à leur pays sous la direction du Bogd Khan, le chef spirituel des Mongols mais le pays est vite reconquis par le Guomindang chinois. Les Mongols choisissent alors la voie du communisme pour se soulever contre l'envahisseur chinois et déclarent leur indépendance en 1924. Après la chute de communisme en 1990, la Mongolie adopte une nouvelle Constitution et choisit la voie démocratique. C'est aujourd'hui une république parlementaire.

Avec son territoire qui s'étend sur 1 564 116 km², la Mongolie est géographiquement le 16ème plus grand pays du monde. Avec ses 2,9 millions d'habitants la Mongolie est le pays ayant la plus faible densité de population au monde. (1,4km² par habitant)

Nom officiel : République de Mongolie

Régime politique : Démocratie parlementaire

Superficie : 1 566 500 km²

Capitale : Oulan-Bator

Population : 2 654 999 habitants en 2002

Densité: 1,7hab/km²

Croissance démographique : 1,4 % (est.)

Espérance de vie : 68 ans (Unicef)

Taux d'alphabétisation : 98%

Langue officielle : Khalkha

Religions : bouddhistes (90%), Musulmans (7%) et chamanisme

Monnaie : Tugrik (MNT)

carte

La Mongolie est un territoire grand comme trois fois la France. Elle se situe sur un vaste plateau montagneux incliné d'ouest en est et dont 80 % de la superficie se situe à plus de 1 000 mètres d'altitude.La Mongolie occupe une région charnière en Asie centrale. De par sa position centrale en Asie et sa continentalité, la Mongolie est à la croisée de cinq grands écosystèmes asiatiques : la steppe herbeuse dans sa partie centrale occupe pas moins de 20% du territoire national, le désert et la steppe désertique du Gobi au sud qui occupent à peu près le même pourcentage d'espace, les hautes montagnes et milieux de type alpins, la steppe semi boisée et au nord la taïga constituée de vastes forêts denses de mélèzes et de pins.
Les trois grandes chaînes montagneuses qui divisent le territoire mongol, jouent un rôle important dans l'écosystème. À l'extrême ouest domine la haute chaîne montagneuse de l'Altaï. Son sommet le plus haut est de 4 374 mètres. Une vingtaine de sommets sont recouverts de neiges éternelles.
Le centre du pays, plus fertile avec les Monts Khangaï, constitue un territoire riche en pâturages pour les nomades. C'est une région de volcans éteints atteignant pour certains plus de 3 000 mètres d'altitude.
Au nord, les monts Hangai se joignent aux monts Huvsgul qui couvrent la partie nord du pays. Les monts Huvsgul délimitent la partie sud de la Sibérie. Ils sont riches en forets de mélèzes, de cèdres et de bouleaux. Au fin fond de ces forets, on rencontre les Tsaatan. Ils vivent de l'élevage de rennes depuis les temps ancestraux. Le beau lac Huvsgul se trouve aussi là, entouré par les hautes montagnes de Horidol Saridal.

La chaîne des monts Hentii domine la partie nord-est du pays. Elle s'étend du nord-est au sud-ouest jusqu'à Oulan-Bator. C'est dans les vallées de ces grandes montagnes que Genghis khan est né.
Les hauts bassins Mankhan et Sharga se trouvent entre les deux grandes chaînes montagneuses de l'Altai et Hangai. C'est le paradis de la gazelle de steppe et des antilopes. Bordé au sud par les monts Altai, le haut plateau de Mankhan se transforme lentement en steppe désertique de Sharga et finit par rejoindre au sud le grand désert de Gobi.
Ce désert occupe au sud un territoire aussi vaste que la France. Contrairement aux images fréquemment associées aux déserts, le Gobi est surtout recouvert de pierres. Les dunes sableuses ne représentent que 3% du désert de Gobi en Mongolie.
La grande prairie de Dornot Mongol s'étend sur la partie sud-est du pays. La steppe qui s'étend à l'horizon est le pâturage de plusieurs espèces d'herbivores qui deviennent très rares dans le monde.
La Mongolie possède de très nombreuses ressources d'eau douce. On compte pas moins de 4, 000 lacs, plus ou moins grands, dont 16 dépassant les 100 km². Le plus grand est celui d'Uvs qui fait 3350 km². Il se situe au nord-ouest du pays. Il est suivi, en superficie, par les beaux lacs Huvsgul Hyargas, Har-Us, Buir etc...
En Mongolie, presque à chaque pas, vous pourrez voir des sources d'eau chaude ou froide jaillir à la surface de la terre et qui sont utilisées en permanence contre différentes maladies. Parmi ces 400 sources d'eau identifiées, Hujirt,Ulaanbaatar,Otgontenger, Onon, Estii, Shargaljuut sont les plus connues pour leurs bienfaits médicinaux.
Si on mettait bout à bout tous les fleuves, plus ou moins grands, qui parcourent la Mongolie, on dépasserait aisément les 67 000 km. Parmi ces fleuves : Herlen et Onon qui se jettent dans le Pacifique, alors que le plus grand fleuve Selenge, 992 km se jette dans l'Arctique. On peut également mentionner les rivières Zavhan, Hovd. Les autres sont des rivières continentales sans accès à la mer. Les bassins des fleuves Orkhon, Herlen, Tuul sont les lieux incontournables des pâturages des troupeaux et sources de vie des mongols depuis les temps très anciens. Dans la partie sud du pays, il y a beaucoup de petits lacs et rivières. Dans les régions désertiques on peut rencontrer souvent des oasis mongols qui ont leur propre beauté et traits de caractères. Les régions du sud sont riches en sources d'eau souterraines.

En Mongolie, vous allez rencontrer des habitants de la campagne qui sont des éleveurs de la dernière génération de nomades de l'Asie centrale. Les choses se déroulent lentement, et les standards de vie sont différents de ce à quoi vous êtes habitués. Sans parler des coutumes... Un des charmes importants de la Mongolie est bien le respect des coutumes et des traditions. Si vous connaissez un tant soit peu leurs coutumes avant d'y faire vos premiers pas, vous recevrez certainement un accueil encore plus chaleureux.
Les coutumes liées à l'hospitalité

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Depuis toujours, les Mongols ont traité leurs visiteurs comme des rois. Hospitalité et générosité ne sont pas chez eux de vains mots. Ils donnent à leurs invités le plus de confort possible pendant le temps qu'ils restent et ne manquent pas non plus de leur offrir leurs meilleurs produits. Comme les Mongols habitent à de grandes distances les uns des autres, c'est au visiteur de leur apporter les nouvelles et 'le bruit du monde'.

Dans chaque famille mongole, il y a une tasse spéciale qu'on appelle l'« idé », et qui est remplie de produits alimentaires. La coutume veut que le voyageur qui visite la famille qu'il croise sur son chemin puisse se voir offrir l'idé. S'il n'a pas de temps, il doit seulement goûter ou au moins toucher l'idé en le prenant par dessous avec sa main droite pour montrer sa gratitude.

Cette coutume est encore respectée de nos jours à Oulan-Bator. Au lieu des produits laitiers habituels, vous trouverez dans l'idé des bonbons ou des gâteaux. Chez les nomades, dès qu'un visiteur arrive, le thé au lait est offert avec le meilleur des produits alimentaires fabriqués par les femmes de la famille : en été, les produits laitiers, dont le lait de jument fermenté et le fromage sec ; en hiver, la viande et les confiseries que les Mongols adorent manger en les trempant dans leur thé au lait comme les Français trempent leur pain dans leur café. Ils n'hésitent pas non plus à tuer un mouton pour que le visiteur puisse déguster une soupe de viande fraîche.

Traditionnellement un Mongol doit laisser sa porte ouverte même s'il est absent pour que le visiteur y trouve le confort et puisse soulager son corps fatigué par le trajet. Cette coutume est toujours respectée chez les éleveurs mongols : ils ne ferment jamais leur porte à clé. Ils laissent même des aliments sur la table en évidence pour que le visiteur qui passe ait à manger en leur absence.

L'alimentation est principalement à base de produits laitiers et de viande. A cause du climat, les Mongols cultivent très peu de légumes. Mais on voit couramment des pommes de terre, des carottes, des choux, des navets, des oignons, et des champignons dans les plats. Avec l'arrivée du communisme, les Mongols ont intégré beaucoup de coutumes occidentales et leurs plats ressemblent un peu à ce qu'on fait en Europe.

Les Mongols mangent beaucoup de produits laitiers en été, mais ils en préparent également pour les consommer pendant l'hiver, notamment les produits laitiers « séchés ». En automne, avec l'arrivée du froid, les Mongols préparent leur réserve de viande pour l'hiver. Chaque famille tue une dizaine de moutons et une ou deux vaches pour cela. Ils préparent le « Borts » la viande séchée, avec une partie de la viande pour la consommer pendant le printemps et l'été.

Le froid de l'hiver leur permet de congeler les autres parties de la viande qu'ils consomment au cours de l'hiver.

Les traditions orales

La musique occupe une place importante dans la vie des nomades. Ils adorent chanter, danser et raconter des histoires. Le folklore, riche et varié, occupe une place importante dans la vie culturelle des Mongols. Les enfants peuvent sans difficulté raconter les longues épopées de leurs ancêtres, ils savent par cœur les mythes et les légendes récités par les conteurs. Autrefois, il y avait des conteurs de poésie épique qui se déplaçaient d'un clan à l'autre avec leur « Morin huur » - le violon à tête de cheval- pour dire partout les aventures que les enfants adorent écouter. Ils étaient très respectés. Ils sont en partie responsables de la transmission aux générations suivantes des anciennes cultures. La transmission orale a joué un rôle important. Les guerres quasi permanentes et la transhumance perpétuelle ont en effet été un obstacle à la conservation des anciens manuscrits et il reste aujourd'hui peu de traces écrites.

Les récits oraux sont riches et variés. La plupart du temps, ils prennent la forme d'éloges, de légendes, de mythes ou de devinettes souvent très poétiques sur la nature, les montagnes, les rivières, le bétail, les chevaux légendaires, mais aussi sur les activités quotidiennes de la yourte, de la chasse etc. Autrefois, les enfants mongols devaient connaître par cœur l'histoire des neuf générations qui les précédaient.

Parmi tous les types de récits, on peut également entendre des vœux, sorte de prière (ou souhait), déclamés sous forme de poèmes. Il y a des souhaits spéciaux qu'on dit pour la chasse, le mariage, la construction d'une nouvelle yourte, la naissance d'enfants ou même pour un nouveau deel (vêtement traditionnel mongol).

La musique

Le morin huur – le violon à tête de cheval

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Les Mongols ont une affection particulière pour leurs chevaux et pour leur violon à deux cordes : le Morin Huur. Selon eux, seul le violon peut illustrer la vaste étendue de la steppe et exprimer librement leurs sentiments sur la vie. Le violon à tête de cheval a pris ce nom car sur la hampe du violon, on peut voir une tête de cheval. La légende de cet instrument dit qu'avant il y avait un homme qui s'appelait Tooroi Namjil, qui avait un cheval ailé. Il traversait de vastes étendues avec son cheval en un instant. Il voyageait souvent d'ouest en est pour voir sa maîtresse. Un beau matin, il trouva son cheval bien aimé assassiné, tué par un homme jaloux. Tooroi Namjil, submergé par le chagrin, inventa alors un violon pour se rappeler son cheval. Il utilisa la peau et l'os de son cheval pour construire le corps du violon et, pour la corde, il utilisa la queue de son cheval. Ainsi est né le Morin huur. Avec les deux cordes de Morin huur, les Mongols peuvent raconter la vie d'un cheval, ses hennissements et ses galops. Cet instrument est très respecté chez les nomades et chaque famille en possède un.

Les chants mongols

Les Mongols adorent chanter en famille et entre amis. Et si on s'entraîne en famille, les visiteurs sont souvent invités à participer. Les Mongols chantent sur leur pays natal, leur mère et leur bétail. Les deux arts les plus significatifs sont le chant long traditionnel et le chant diphonique- Khöömii.

Le chant diphonique: chant de gorge ou encore chant harmonique est une technique de chant permettant de produire plusieurs sons à la fois. Un bourdon grave est produit avec la gorge tandis que des harmoniques aiguës sont produites simultanément par résonnance.
Le chant diphonique mongol (xoomeï) est particulièrement célèbre. Différents styles y sont représentés, et se retrouvent dans les pays voisins : Touva, Bouriatie, République de l'Altaï, etc.
Il convient de préciser que le terme « chant diphonique » est ici utilisé pour désigner une technique vocale particulière où la note la plus grave est chantée, et une note plus aiguë est produite par les harmoniques de la voix.
En règle générale, le terme « chant diphonique » est un terme générique désignant toute technique vocale permettant à un chanteur de produire plusieurs notes simultanément. La technique la plus couramment employée est appelée Sygyt. D'autres techniques de chant diphonique existent, telles que le Kargyraa, qui consiste à faire vibrer certains tissus présents au-dessus des cordes vocales, produisant une note grave — une octave en dessous de la note chantée — évoquant certains chants sacrés tibétains.
Le chant long : Le chant long est un véritable art de nomades. Il peut être chanté sans instrument d'accompagnement. C'est un chant très mélodique et la voix d'un bon chanteur peut s'entendre de très loin. L'origine du chant long est liée au nomadisme. Quand ils font paître leur bétail, les cavaliers mongols ont besoin de crier fort afin de rassembler tout leur troupeau qui s'est répandu dans la steppe et aussi d'effrayer les loups. Quand on chevauche dans la vaste steppe, seul, on a envie de chanter.


yourte

Si la yourte mongole est apparue il y a environ 2000 ans, elle a évolué à travers les siècles. Une longue tradition de nomadisme a poussé les Mongols à inventer cette demeure très spéciale qui s'appelle Ger en mongol (le terme yourte venant du turc). Elle est en effet facile à monter et à démonter et de ce fait tout à fait adaptée à la vie des nomades. Aujourd'hui, malgré l'urbanisation, la moitié des Mongols vivent toujours dans une yourte.

La taille des yourtes dépend du nombre de « murs » ou treillis en bois. La taille standard pour une yourte à 5 murs est de 6m10 de diamètre entre 1m50 et 2m30 de hauteur. Il existe aussi des yourtes à 10 murs, que vous verrez sûrement pendant votre voyage dans les camps de touristes et qui sont utilisées comme restaurants. En plus de ces 5 murs (Xana), la yourte est composée de deux colonnes (bagana), d'une porte (Xaalga), d'une couronne ou clef de voûte (thoone), de 81 perches (Hunne), d'une ou deux couches de feutre (esgui) et d'une toile imperméable (berdzine) en coton.

Les murs sont attachés entre eux horizontalement pour former un cercle. La porte est placée parmi les murs et s'ouvre toujours au sud. Les perches lient les murs à la voûte servant à former le toit alors que la voûte est supportée par deux colonnes. Après avoir monté la structure en bois, on la couvre avec des morceaux de feutre et des toiles imperméables. La dernière étape consiste à recouvrir toute la yourte avec un tissu blanc qui lui donne cette couleur typique que vous retrouverez un peu partout.

La yourte est une habitation familiale comprenant une pièce unique autour d'un poêle. Une famille nomade peut posséder une ou plusieurs yourtes. A l'intérieur, on trouve, en général à gauche, le lit du couple, à droite, le lit de l'invité ou celui des enfants, au nord, les commodes où les nomades gardent leurs affaires personnelles, et sur lesquels on place le bouddha et les choses en son honneur. Le poêle se trouve au centre, au dessous de l'ouverture de la voûte. On y prépare la cuisine. Les ustensiles sont placés sur une armoire qui se trouve au sud-est entre le lit et la porte. La partie sud-ouest est réservée pour garder les outils quotidiens comme la selle, la bride et le licou. Traditionnellement, la partie Nord est réservée au chef de la famille. Lorsqu'on rentre dans la yourte, la partie gauche est réservée aux invités et la partie droite accueille les femmes de la famille. Les invités s'assoient à gauche selon leur âge du nord au sud. Si vous êtes très respecté ou plus âgé que le chef de famille, on vous fera asseoir à côté du chef de famille.

Le Naadam

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C'est probablement la fête mongole la plus connue. Cette fête existe depuis l'époque de Gengis Khan. Elle servait, entre autre, à l'entraînement des soldats. Les Mongols le célèbrent le 11 et 12 juillet à l'occasion du jour de l'indépendance obtenue en 1921. Le Naadam est appelé aussi « la compétition des trois sports virils» que sont la course de chevaux, la lutte et le tir à l'arc. Chaque région organise son Naadam qui se déroule toujours un ou deux jours avant ou après celui qui a lieu à Oulan-Bator. Evidement le Naadam d'Oulan-Bator est le plus grand et le plus important. Les lutteurs les plus connus, les chevaux les plus rapides participent au Naadam d'Oulan-Bator. Entre 500 et 1000 chevaux participent à la course. La compétition de lutte commence avec 512 lutteurs de haut rang.

Les courses de chevaux : Les Mongols sont un des derniers peuples à garder à ce point la culture du cheval, ils vénèrent tout simplement cet animal. Les nomades sont très fiers de leur habileté de cavalier et la course de chevaux pendant le Naadam est un des moments forts de l'année en Mongolie. Ils préparent leurs chevaux pendant les trois mois qui précèdent le Naadam. Le dressage d'un cheval de course est une véritable science en Mongolie. Ce sont toujours les enfants de 5 à 13 ans, qui montent les chevaux de course. Pendant un Naadam, 6 courses de chevaux sont organisées selon l'âge de l'animal. Le festival commence par la course des poulains de deux ans et ainsi de suite jusqu'aux étalons. On récompense les trois premiers arrivés et on donne son grade au dresseur. Il existe des grades nationaux, provinciaux et ceux du soum (la plus petite entité administrative mongole) Pour la course des poulains de deux ans, on offre une prime spéciale (la prime du ventre plein) au dernier cavalier arrivé. Ce n'est pas pour se moquer du cavalier ou de sa monture mais pour souhaiter que le cheval devienne rapide et le cavalier habile. Après l'arrivée des chevaux, on fait l'éloge à haute voix des chevaux qui ont gagné la course devant tout le monde.

La lutte : La lutte est un sport traditionnel mongol. Les Mongols sont très habiles en lutte et les enfants grandissent avec ce sport en s'exerçant avec leurs amis. Grâce aux techniques de lutte mongole, de nombreux sportifs mongols ont eu des médailles aux jeux olympiques ou dans les compétions internationales. Aujourd'hui, les Mongols dominent le sumo japonais et les plus grands champions de ce sport sont les Mongols Asashoryu et Hakuho.

La compétition de lutte au Naadam d'Oulan-Bator est le plus importante de l'année et les lutteurs (512) de haut rang y participent. Il y a neuf tours. Les plus grands lutteurs choisissent leurs adversaires. Si l'un des lutteurs réussi à fait tomber son adversaire, il gagne. Si ce dernier met un genou au sol, il perd également. Il y 3 niveaux (soum, provincial, national) et 5 rangs différents (faucon, éléphant, khartsaga, Lion, Titan). De nos jours il y a une dizaine de titans nationaux vivants.

Tsagaan Sar

La fête de Tsagaan Sar - la lune blanche - est célébrée à l'occasion de l'arrivée du nouvel an du calendrier lunaire. Il est célébré pendant les trois premiers jours du premier mois de l'année. Le nouvel an signifie pour les Mongols le commencement d'une nouvelle vie mais aussi la fin du rude hiver. C'est pour cela qu'on dit souvent que le printemps commence après Tsagaan Sar. C'est pourquoi avant Tsagaan Sar, tous les Mongols s'efforcent de régler les affaires qu'ils ont commencées au cours de l'année passée. Pendant la fête, les Mongols portent de nouveaux vêtements, nettoient leur maison, réparent l'enclos du bétail et règlent leurs dettes s'ils en avaient. Ils préparent également beaucoup de nourriture pour faire régner l'abondance toute l'année dans leur foyer.

Avant Tsagaan Sar, chaque famille prépare grand quantité de raviolis mongols, les «buuz » pour les visiteurs. Pendant les trois jours de Tsagaan Sar chaque individu doit rendre visite à ses proches à ses amis ou à ses voisins pour faire « Zolgolt ». La « Zolgolt » est une coutume très spéciale. C'est une forme de salutation entre deux personnes que l'on effectue seulement le jour de Tsagaan Sar. Les deux individus se placent l'un en face de l'autre et se tiennent les bras en s'échangeant les salutations La plus jeune des deux personnes doit mettre ses bras en dessous des bras de la personne plus âgée et les soulever légèrement vers le haut pour montrer son respect.

La table de Tsagaan-sar :

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Chaque famille prépare une table avec les produits alimentaires faits par la famille. Ce sont en grande partie des produits laitiers. C'est pour cela aussi qu'on appelle cette fête « le mois blanc ». Les Mongols fabriquent aussi une sorte de gâteau sec en grande quantité. En les étalant les uns sur les autres, on réalise l'idé de Tsagaan Sar que l'on décore ensuite avec les produits laitiers.

Une des préparations importantes de Tsagaan Sar est le « Uuts ». Le Uuts est la partie basse de la viande de mouton qui inclut les deux cuisses, le dos et les trois dernières côtes. On prépare le Uuts avec la viande du mouton le plus gras pour célébrer le bon travail réalisé par l'éleveur. On dit alors de l'éleveur qu'il a bien engraissé ses bêtes. Si le bétail a pris du poids, si la viande est bien grasse, les animaux supporteront mieux la rudesse hivernale et moins de bêtes mourront. C'est très important chez les nomades. D'ailleurs, les nomades se saluent souvent entre eux par cette phrase :

Daaga dalantai, Byaruu bulchintai ond sain orov uu ?

Est ce que les petits poulains ont bien pris de la force et les petits veaux ont pris du poids ?

fauneflore

De par son importante biodiversité, la Mongolie est le berceau d'une quantité très élevée d'espèces souvent très rares à l'échelle mondiale.

La faune mongole compte environ 15 000 espèces d'insectes, 300 espèces d'amphibiens, 80 espèces de poissons, 140 espèces de mammifères et 415 espèces d'oiseaux. La gazelle blanche des steppes est estimée à 2 millions de têtes. La Mongolie est également le repère de l'hémione (âne sauvage), de l'Ours de Gobi dont il ne reste aujourd'hui qu'une quarantaine de têtes, du léopard des neiges, du cheval sauvage de Przewalski, du loup, du cerf, de l'élan, de l'antilope, du chameau sauvage de Bactriane, etc.. Chez les oiseaux, les rapaces, les charognards et plusieurs espèces migratrices de grue se rencontrent fréquemment. On note également la présence de petits mammifères: hérisson du désert à longues oreilles et de petits rongeurs comme le hamster du désert.

La flore n'est pas en reste de point de vue de la diversité. On ne recense pas moins de 4 000 espèces différentes de plantes en Mongolie. Une grande partie de la flore alpine actuelle proviendrait en fait d'Asie centrale. Dans la partie nord du pays, on trouve des forets de mélèzes et de pins. Il existe également dans la région de Gobi, des forêts de Saxaul (petit arbre robuste qui pousse dans les déserts d'Asie centrale). Parmi les plantes, on trouvera également en abondance l'Armoise odoriférante, des Edelweiss, des Lys martagon, des Pivoines, des Renoncules, des Gentianes, etc.
Une intelligente initiative a permis à la Mongolie de constituer ce qu'on appelle « le livre rouge mongol » dans lequel sont enregistrées les espèces d'animaux et de plantes en voie d'extinction. Il est strictement interdit de chasser les animaux et de cueillir les plantes enregistrées dans ce livre. Parmi les animaux les plus emblématiques de la Mongolie enregistrés dans ce livre, on peut mentionner : le cheval de Przewalski, le renne, l'élan, l'ours de Gobi, le chameau sauvage de Bactriane, l'antilope, l'hémione, le léopard des neiges, le castor et la loutre.

En raison de son éloignement avec la mer et de son altitude moyenne très élevée, la Mongolie doit faire face à un climat continental extrême. Si décembre, janvier et février sont les mois d'hiver, il est très courant que les premières neiges tombent dès la fin d'octobre. Le printemps commence en mai. L'été, en Mongolie, dure trois mois, de juin à août. L'Automne se déclare en septembre et s'installe jusqu'à l'arrivée des premières neiges. Le climat des hauts plateaux est extrême. La température peut varier de 10 à 20 degrés dans la même journée. En général, la température moyenne en hiver frôle les -20°C. Elle peut descendre jusqu'à -40°C. En été, la température moyenne est de 20°C et peut parfois atteindre 35°C dans les zones désertiques.

La vie quotidienne des nomades dépend beaucoup du caractère du ciel. Depuis des temps immémoriaux, les nomades ont la capacité de deviner les changements du climat en observant les nuages, le coucher du soleil, la lumière de la lune et le comportement des animaux.

La Mongolie est l'un des pays les plus ensoleillés au monde avec environ 250 jours de soleil par an en moyenne. Ce n'est pas pour rien que la Mongolie est également appelée « le pays du ciel bleu ».
Les précipitations sont assez rares. Dans la partie nord, les précipitations moyennes sont de 350mm/an contre 200mm dans le sud. D'une manière générale, l'air reste assez sec.

Les Mongols sont les plus fidèles croyants du Dalaï-lama après les Tibétains. Le lamaïsme, une branche du bouddhisme, est aujourd'hui la plus importante religion du pays. Ensuite vient l'islam pratiqué par quelques 60 000 kazakhs qui vivent à l'extrême ouest du pays. Quant au chamanisme, la religion traditionnelle des Mongols, il est encore pratiqué dans certaines régions.

Dans l'empire mongol, toutes les religions étaient autorisées et coexistaient harmonieusement. Tous les peuples conquis avaient le droit de pratiquer librement leur religion d'origine. Ce fut un des éléments importants dans la réussite de Gengis Khan à conserver son pouvoir longtemps sur le vaste territoire qu'il avait unifié.

Après la chute de l'empire mongol, le lamaïsme (le bouddhisme tibétain) est devenu la religion officielle des Mongols.
L'arrivée du communisme en Mongolie signe une période sombre pour le bouddhisme en Mongolie. La religion est tout simplement interdite. Pendant la répression stalinienne, 1500 temples et monastères, soit presque la totalité des édifices religieux, sont détruits et environ 30,000 lamas et chefs religieux sont massacrés.

Après la transition des années 90, le bouddhisme est revenu en force et le nombre de Mongols se déclarant bouddhistes a beaucoup augmenté. Des temples en ruines ou à l'abandon ont été reconstruits et les activités religieuses ont repris.

L'ouverture sur le monde extérieur a également amené de nouveaux courants religieux en Mongolie, tels que le christianisme et plus particulièrement les évangélistes.

La Mongolie compte 2 700 000 habitants. C'est un des pays les moins peuplés au monde. Si Gengis khan avait réussi à unir plus de 300 000 clans nomades au 12ème siècle, il n'en restait qu'un demi-million au début du 20ème siècle.

Pendant les 70 années de communisme, la population a quasiment quadruplé, notamment après le « baby boom » des années 60. Les progrès réalisés dans le système éducatif et la santé, avec l'assistance de l'ex-URSS ont joué un rôle très important dans cette augmentation.

La Mongolie est un pays comptant une population très jeune. Aujourd'hui, les jeunes de moins de 37 ans représentent 70% de la population. Presque la moitié de la population habite en ville et notamment dans la capitale Oulan-Bator. Quant à ceux qui continuent de vivre à la campagne, ils perpétuent les traditions d'élevage et de nomadisme.

Pendant l'époque communiste, le système éducatif a connu un boom sans précédent et le taux d'alphabétisation mongol a atteint 97 % durant cette période. Le pays a même reçu la médaille d'or de l'UNESCO pour la qualité de son système éducatif.

En Mongolie, on dénombre 15 ethnies différentes qui ont chacune leurs propres traditions et dialectes. 90% de la population fait partie de l'ethnie Khalkha. Parmi les autres ethnies, on compte les Kazakhs, les Bouriates, les Tuva, les Tsaatan, les Dörvod, les Öold, etc. Le dialecte Khalkha est la langue officielle de la République de Mongolie. La langue mongole appartient à la famille des langues ouralo-altaïques.

La Mongolie a réalisé sa transition démocratique au début des années 90 après 70 ans de régime communiste.

La Mongolie est aujourd'hui une démocratie parlementaire. Le parlement mongol : le Grand Khural constitue le plus haut pouvoir législatif de l'état. Il est composé de 76 membres, élus au suffrage universel pour un mandat de 4 ans. Tous les citoyens mongols de plus de 18 ans ont le droit de vote. Le grand Khural a deux sessions celle d'automne et celle de printemps.

La Mongolie a de nombreux partis politiques, parmi lesquels Le Parti révolutionnaire du peuple mongol et le Parti démocratique sont les plus importants. Lors des élections législatives de 2004, ces deux partis ont obtenu un nombre égal de voix. Afin de ne pas faire plonger le pays dans un immobilisme certain, ils ont décidé de former un gouvernement d'union nationale avec un premier ministre issu du Parti démocratique et un membre du Parti révolutionnaire comme président du Grand Khural. Cependant, en 2006, le Parti révolutionnaire décide de quitter le gouvernement d'union nationale entrainant la démission du Premier ministre et la dissolution du gouvernement. Depuis, le Parti révolutionnaire a formé une nouvelle coalition avec d'autres petits partis mais sans le Parti démocratique. L'actuel Premier ministre est M. Sanj Bayar (Parti révolutionnaire du peuple mongol) élu en novembre 2007.

Le pouvoir exécutif est bicéphale avec à la tête de l'Etat un Président élu au suffrage universel pour quatre ans et un gouvernement dirigé par un Premier ministre. Les élections présidentielles de 2009 ont été remportées par Tsakhia Elbegdorj, candidat du Parti democrate.

L'économie mongole s'appuie essentiellement sur l'élevage, base de la culture mongole traditionnelle. En 2007, le bétail a augmenté de 15% par rapport à 2006. On compte désormais 40.3 millions de têtes de bétail en Mongolie, dont 14,8 millions moutons, 15,4 millions de chèvres, 2,1 millions de chevaux, 2,1 millions de bovins et 253 500 chameaux. Le pays exporte les produits issus de cet élevage comme le cachemire, la laine et les peaux des animaux ainsi que la viande. Les produits finis en cachemire et en laine sont très réputés. La Mongolie est le deuxième exportateur de cachemire dans le monde, après la Mongolie intérieure (province de la Chine). L'élevage permet également aux Mongols de disposer d'environ 400 produits laitiers différents. Ils exportent les produits laitiers et la viande en Russie. De manière générale et en raison de l'enclavement géographique du pays, les exportations restent faibles.

La Mongolie est riche en ressources naturelles (cuivre, molybdène, fluorine, tungstène et terre rare) en gisements de pierres précieuses et semi-précieuses et en or. On y trouve aussi du charbon et de l'uranium. Grâce à ses ressources naturelles la Mongolie attire de plus en plus d'investisseurs étrangers. En 2007, la plus grande partie des investissements directs étrangers ont été absorbés par le secteur des mines, mais la valeur ajoutée a augmenté de seulement 1,7%.

Ces dernières années, l'économie mongole a connu une période d'accalmie qui lui a permit de progresser. Depuis 2002, la croissance moyenne a atteint 8,5%. En 2011 le PIB mongol était de 18%. L'agriculture (3,4 points) et le tertiaire (4,3 points) ont joué un rôle important dans la croissance économique. Le secteur des services a bénéficié de la croissance rapide dans les transports et le commerce (respectivement 2,1 et 1,3% de croissance économique). (Rapport de la Banque Mondiale 2008)

Depuis 1997, la Mongolie a rejoint l'Organisation Mondiale du Commerce.

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